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L’avenir du travail à distance : comment la plus grande migration humaine de l’histoire se produira dans les dix prochaines années selon Pieter Levels (@levelsio)

Pieter Levels est le fondateur des plateformes Nomadlist (https://nomadlist.com/) et Remote OK (https://remoteok.com/)

Aujourd’hui, tous les éléments sont réunis pour penser que la plus grande migration de l’histoire de l’humanité est sur le point de commencer. Le phénomène se caractérise par le déplacement semi-permanent de millions de personnes vers des lieux mieux adaptés à leurs modes de vie.

L’impact du covid-19 peut être résumé en quelques chiffres : en Europe, avant la pandémie, 5,4 % de la main-d’œuvre travaillait à distance. Aujourd’hui, cela s’élève à près de 40 %.

Pour autant, une question demeure : les employés voudront-ils continuer à travailler en distanciel après la pandémie ? D’après une enquête réalisée par IBM, c’est bien ce que souhaiterait la majorité. Deux chiffres sont particulièrement significatifs :  54 % des personnes qui travaillent à distance aujourd’hui souhaitent continuer à le faire une fois que la pandémie sera passée, tandis que 75 % d’entre elles aimeraient travailler à distance au moins occasionnellement.

Somme toute, l’avènement du télétravail met en lumière un phénomène déjà bien connu : les salariés perdent beaucoup de temps à travailler depuis un bureau. Ils se passeraient bien des heures de transport nécessaires pour y accéder, de la logistique inhérente à la mise en place des réunions quotidiennes, des interruptions intempestives dans des open-spaces devenus la norme ou encore des trajets entre les différents étages du même bâtiment pour finalement pouvoir en venir au fait avec un collègue.

Passer au télétravail, c’est d’abord s’épargner le trajet domicile – bureau quotidien et les réunions peu pertinentes qui auraient pu être traitées grâce à un simple tchat. C’est aussi accroître son efficacité en s’aménageant un espace de travail personnel, à son image, et dans lequel on se sent bien. Cal Newport, l’auteur de Deep Work écrit :  » trois à quatre heures de travail continu et non perturbé chaque jour est tout ce qu’il faut pour voir un changement drastique dans notre productivité et nos vies. « 

Le travail à distance semble donc correspondre parfaitement à cette idée. S’il était possible d’optimiser les conditions dans lesquelles s’effectuent les tâches quotidiennes – par exemple en travaillant depuis un lieu adapté – une journée traditionnelle pourrait être réduite à seulement quatre heures de travail intensif, ce qui laisserait bien plus de temps à la pratique d’autres activités.  

Quelques chiffres clés permettent de mieux saisir cette idée : 8 heures de sommeil, 0 heure de trajet, 4 heures de travail « profond » et 12 heures de temps libre pour le reste de la journée. 

Il s’agit donc d’une opportunité unique de remettre la vie au premier plan et de ne plus être assujetti à un métier, mais aussi de doubler le temps alloué au développement personnel et, pour la première fois, de passer plus de temps en dehors du travail qu’au travail.

Le plus grand changement dans le travail depuis la révolution industrielle

Pour beaucoup d’employés, ce changement dans la manière de travailler n’est pas nouveau. Les entrepreneurs s’étant lancés à la conquête d’Internet dans les années 2000 ont été les premiers à adopter ce mode de vie et acquérir le statut de « nomades » numériques.

Pour autant, ces précurseurs ont d’abord été tournés en ridicule : la presse a longtemps considéré ce groupe comme le chantre d’une sous-culture marginale avant de l’idéaliser.

Si la vie de nomade numérique n’est pas exactement celle que voudrait faire croire Instagram, il est à noter que les employés ayant choisi cette voie ont été les premiers à s’affranchir du cadre normé et protocolaire d’un lieu de travail unique et à redevenir les maîtres de leur vie quotidienne.

Cette expérience du nomadisme numérique donne aujourd’hui un bon aperçu de l’indépendance géographique que le grand public pourrait bientôt connaître.

Une brève histoire du travail à distance

Pour bien comprendre la situation actuelle et la portée de ce changement structurel dans la manière de travailler, il convient de remonter dans le temps.

Écrit en 2007, le livre de Tim Ferris intitulé La semaine de travail de quatre heures marque la première vague du nomadisme numérique : l’auteur y décrit le quotidien d’entrepreneurs sur Internet qui utilisent un arbitrage économique pour déterminer leurs lieux de travail. Leur stratégie est de gagner de l’argent dans des lieux chers tout en vivant dans des endroits où le coût de la vie est plus abordable. Cet ouvrage paraît dans un contexte mondial d’accessibilité croissante à Internet et marque le départ d’un mouvement de fond. Une deuxième vague se distingue en 2014, moment à partir duquel le nomadisme numérique a gagné en popularité avec son adoption par une partie des riches entrepreneurs de la Silicon Valley aux États-Unis. Il s’est notamment étendu grâce à des plateformes telles que Nomad List.

Ce changement structurel dans la manière d’envisager le travail a prouvé trois choses :

  • Il est possible de travailler efficacement à distance en tant qu’employé, et ce même pour des entreprises situées à l’autre bout du monde
  • Il est possible de créer une entreprise tout en vivant et travaillant à distance.
  • La possibilité de vivre dans différents endroits et d’accroître le temps consacré à ses loisirs est un facteur de bien-être déterminant

Du côté des entreprises, de nombreuses sociétés ciblant les télétravailleurs ont été créées à cette époque. Parmi elles se trouve par exemple Roam, qui propose à ses clients de vivre dans des colocations de haut standing. Pour autant, le coût est généralement élevé : 100 à 150 dollars par nuit, soit 3000 à 4500 dollars par mois, ce qui n’en fait pas une solution durable pour tous.  

La troisième vague du télétravail : le courant dominant (2021+)

Aujourd’hui, tous les éléments sont réunis pour penser qu’une « troisième vague » du télétravail est imminente.  

Le travail à distance s’est généralisé en 2020 et la possibilité de ne pas être dépendant de son lieu de travail pour choisir son habitation a modifié les comportements de millions d’employés. Il est envisageable qu’une troisième vague débutera une fois la pandémie terminée. Elle se caractérise par une installation à plus long terme des télétravailleurs dans le cadre de séjours de télétravail de longue durée.  

Cela induit un changement profond dans la manière d’appréhender les vacances. Traditionnellement, les destinations de villégiature sont synonymes de plage pour se remettre du stress du travail de bureau. Mais si le travail devient de moins en moins stressant au fur et à mesure qu’il s’éloigne, les destinations peuvent aussi devenir plus significatives, variées et enrichissantes : les lieux proches d’activités sportives ou de la nature, comme les séjours proposés par Naboo, gagnent en attractivité. Mais il n’y a pas que le sport. Le télétravail peut être l’occasion de découvrir de nouvelles villes et d’approfondir la pratique de ses hobbies en se rapprochant de ses proches : partir à plusieurs tout en travaillant au même rythme et en partageant des activités communes constitue un puissant vecteur de lien social.

Ainsi, à mesure que le télétravail se démocratise et rebat les cartes de l’attractivité territoriale, que les travailleurs ne sont plus liés à un bureau et une routine prédéfinis par leurs métiers, tout porte à croire que le monde est en passe de vivre la plus grande migration de son histoire, loin devant celle du XIXème et du XXème siècle qui a vu 37 millions d’Européens quitter leur continent pour s’installer et travailler aux États-Unis.

Repéré sur :

https://levels.io/the-greatest-migration/

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Toutefois, nous vous recommandons de ne conserver qu’un seul séminaire par an au maximum, et de permettre à vos collaborateurs de se retrouver plus régulièrement en séjours d’équipes productifs avec Naboo !

Ce sera moins cher, et nettement plus productif !

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